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Manuscrit


Etude de la dépendance en température de la désactivation collisionnelle de N2

Sous-sections

Certaines études récentes ont discuté l'introduction d'une dépendance en température dans taux de réaction de la désactivation collisionnelle de N2. Cette réaction est prise en compte dans les productions de la raie verte. L'introduction de la dépendance en température ne s'est pas révélée pertinente dans tous les cas, et nous avons voulu vérifier son intérêt pour notre modèle Transcar.

Etudes récentes

Hill et al. (2000) ont étudié la dépendance en température de la désactivation collisionnelle de l'azote moléculaire par l'oxygène atomique, et ont introduit dans le taux de réaction un terme proportionnel à $ \left(\frac{T}{T_0}\right)^{(1/2)}$. Ils ont utilisé pour cette réaction un taux de branchement de 0,47, et ont utilisé le modèle de Hinteregger et al. (Hinteregger et al. (1981)) pour obtenir le flux solaire EUV, à l'exception que les radiations sous les 250 Å ont été augmentées d'un facteur 2. Il est à noter par ailleurs que les mesures continuent à montrer des différences par rapport aux sorties de leur modèle.
Plus récemment, Upadhayaya et Singh (2002) ont également étudié les effets de la température sur la réaction de désactivation collisionnelle de N2. Ils ont tiré les conclusions suivantes :

Introduction de la dépendance en température dans Transcar

Figure B.1: Pic thermosphérique de la raie verte - 25 Octobre 1992 - f10.7=146,8, Ap=7. Les points correspondent aux mesures Windii et les traits pleins correspondent aux résultats Transcar. Les losanges correspondent aux résultats Transcar sans dépendance en température dans la réaction de désactivation collisionnelle. Les triangles vers le bas sont les résultats Transcar avec dépendance en température et un taux de réaction de 0,36. Les triangles vers le haut sont les résultats Transcar avec dépendance en température et un taux de réaction de 0,47.
Image TempDep

La figure B.1 montre les résultats obtenus avec Transcar en introduisant la dépendance en température dans la réaction de désactivation collisionnelle, ainsi qu'un taux de réaction de 0,36 ou 0,47. Il apparaît que le taux d'emission volumique obtenu, en utilisant le modèle de flux extrême ultra-violet EUVAC (Richards et al. (1994)) avec un taux de réaction de 0,36, est surestimé d'environ 20% par rapport aux mesures Windii. Lorsque le taux de réaction est de 0,47, cette suréstimation est de l'ordre de 40%.

Conclusions

Upadhayaya et Singh (2002) ont conclu leur travail en disant qu'il était extrêmement difficile de tirer des conclusions en ce qui concerne l'introduction du terme faisant intervenir la température dans le taux de réaction de N2+O lorsque l'on utilise le modèle de flux EUV de Tobiska.
Nous pouvons tirer les mêmes conclusions en ce qui concerne Transcar, qui utilise le modèle EUVAC pour obtenir le flux solaire ultra-violet. En effet, l'introduction du coefficient prenant en compte la température n'a pas amélioré les résultats, et ceci que l'on prenne un taux de réaction de 0,36 ou 0,47. Les différences obtenues sont du même ordre qu'avec le modèle de flux de Tobiska, avec une surestimation de l'ordre de 20% pour un taux de 0,36, et de l'ordre de 40% pour un taux de 0,47.
Nous avons donc choisi de ne pas introduire cette dépendance en température dans la réaction de désactivation collisionnelle utilisée par Transcar, les résultats sans cette dépendance étant plus proches des mesures Windii.